Que doit indiquer l’étiquette nutritionnelle d’un vin ?
L’étiquette nutritionnelle d’un vin vendu dans l’Union européenne doit fournir une déclaration nutritionnelle et une liste des ingrédients. Depuis le 8 décembre 2023, le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne exige que la valeur énergétique soit imprimée sur l’étiquette elle-même et autorise la communication du reste de la déclaration nutritionnelle et de la liste des ingrédients par voie électronique à partir de cette étiquette.
La valeur énergétique est la quantité d’énergie déclarée pour le vin. En vertu du règlement (UE) 2021/2117, l’Union européenne impose que la valeur énergétique figure sur l’étiquette physique, même lorsque les autres informations nutritionnelles sont fournies par voie électronique. Une bouteille peut donc présenter une valeur énergétique et un accès électronique à des informations plus complètes, au lieu d’imprimer sur la bouteille tous les éléments nutritionnels et tous les ingrédients.
Une déclaration nutritionnelle est l’ensemble des informations nutritionnelles déclarées pour le vin. Le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne autorise la publication de la majeure partie de cette déclaration sous forme électronique, à condition que les informations électroniques soient accessibles depuis l’étiquette. L’absence d’un tableau nutritionnel complet imprimé ne signifie donc pas, à elle seule, que la déclaration nutritionnelle obligatoire est absente.
Une liste des ingrédients est l’information présentée comme la liste des ingrédients du vin. En vertu du règlement (UE) 2021/2117, l’Union européenne autorise la présentation de cette liste sur l’étiquette physique ou dans l’information électronique accessible depuis celle-ci. Une liste des ingrédients ne répond pas à la même question que le nom du producteur, l’origine, le cépage ou les indications de style figurant ailleurs sur une bouteille.
L’étiquette physique et l’information électronique doivent donc être considérées comme des parties liées du dispositif d’étiquetage de l’UE. Le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne impose la valeur énergétique sur l’étiquette physique, tandis que le reste de la déclaration nutritionnelle et la liste des ingrédients peuvent figurer dans l’information électronique. Une personne qui consulte uniquement la contre-étiquette imprimée ne voit donc pas nécessairement toutes les informations fournies pour le vin.
Les anciennes affirmations générales selon lesquelles le vin serait exempté de l’étiquetage des ingrédients et des informations nutritionnelles ne décrivent pas correctement les vins soumis à l’exigence de l’UE applicable depuis le 8 décembre 2023. Le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne impose la communication des informations nutritionnelles et des ingrédients, tout en autorisant leur répartition entre l’étiquette physique et une information électronique.
La présentation de l’étiquette physique peut varier, car le règlement (UE) 2021/2117 définit les informations exigées par l’Union européenne et celles qui peuvent être fournies par voie électronique, sans imposer à tous les producteurs une contre-étiquette visuellement identique. Une méthode de lecture utile consiste à repérer la valeur énergétique imprimée, puis à suivre l’accès électronique lorsque le reste de la déclaration nutritionnelle ou la liste des ingrédients est nécessaire.
Pour comprendre le nom du producteur, les indications d’origine, le degré alcoolique et les autres mentions courantes, consultez le guide expliquant comment lire une étiquette de vin. Ces mentions peuvent être lues avec la déclaration nutritionnelle et la liste des ingrédients, mais elles ne les remplacent pas.
| Information | Emplacement autorisé | Comment l’utiliser |
|---|---|---|
| Valeur énergétique | L’étiquette elle-même | Lire la mention imprimée comme la valeur énergétique déclarée du vin |
| Reste de la déclaration nutritionnelle | L’étiquette ou un moyen électronique accessible depuis l’étiquette | Suivre l’accès électronique si les autres informations ne sont pas imprimées |
| Liste des ingrédients | L’étiquette ou un moyen électronique accessible depuis l’étiquette | Utiliser l’information associée au vin précis plutôt qu’une description générale |
Qu’est-ce qui a changé le 8 décembre 2023 et quels vins sont concernés ?
Depuis le 8 décembre 2023, le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne impose aux vins vendus dans l’Union européenne de comporter une déclaration nutritionnelle et une liste des ingrédients. Cette exigence concerne les vins vendus dans l’Union européenne et n’établit pas un format d’étiquette universel pour les vins vendus dans toutes les juridictions.
Le règlement (UE) 2021/2117 n’impose pas à l’Union européenne que la déclaration nutritionnelle complète et la liste des ingrédients soient imprimées ensemble sur la bouteille. L’Union européenne exige que la valeur énergétique figure sur l’étiquette elle-même, mais autorise la communication du reste de la déclaration nutritionnelle et de la liste des ingrédients par voie électronique à partir de cette étiquette.
Le changement intervenu le 8 décembre 2023 modifie la manière d’évaluer les affirmations générales sur l’étiquetage des vins dans l’UE. Les indications décrivant les vins de l’UE comme largement exemptés de la communication des informations nutritionnelles et des ingrédients ne tiennent pas compte de l’exigence créée par le règlement (UE) 2021/2117 pour les vins vendus dans l’Union européenne à partir de cette date.
Cette date ne signifie pas que toutes les bouteilles conformes doivent présenter les informations selon la même disposition visuelle. Le règlement (UE) 2021/2117 autorise la répartition des informations exigées par l’Union européenne entre l’étiquette physique et une information électronique. L’étiquette visible peut donc rester relativement compacte, tandis que le reste de la déclaration nutritionnelle et la liste des ingrédients sont accessibles par voie électronique.
Le marché pertinent est celui sur lequel le vin est vendu. Le règlement (UE) 2021/2117 établit le cadre de communication de l’Union européenne pour les vins vendus dans l’Union européenne, tandis qu’un vin vendu hors de l’Union européenne peut relever d’un autre cadre d’étiquetage. Le lieu d’implantation du producteur et le marché de vente ne doivent pas être considérés automatiquement comme identiques.
Une bouteille destinée à l’Union européenne peut donc présenter des informations obligatoires différentes de celles d’une bouteille destinée aux États-Unis. Cette différence découle de cadres réglementaires distincts et ne traduit pas nécessairement une différence entre les vins. Pour comparer des étiquettes de manière fiable, il faut d’abord identifier le marché de vente prévu avant d’interpréter les mentions absentes ou supplémentaires.
L’exigence modifie également la question à poser face à une contre-étiquette peu détaillée. Le règlement (UE) 2021/2117 autorise l’Union européenne à accepter la communication électronique du reste de la déclaration nutritionnelle et de la liste des ingrédients. Il faut donc vérifier si les informations obligatoires sont disponibles aux emplacements autorisés, et non si chaque détail a été imprimé.
Les règles liées à une juridiction et à une date absolue sont plus fiables que les affirmations non datées selon lesquelles toutes les étiquettes de vin fonctionnent de la même manière. Le guide sur les règles du vin qui ont changé fournit un contexte plus large pour confronter les conseils d’étiquetage au marché et à la date applicables.
En résumé, les vins vendus dans l’Union européenne sont soumis depuis le 8 décembre 2023 aux obligations de communication des informations nutritionnelles et des ingrédients prévues par le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne. L’Union européenne permet toujours que la majeure partie de ces informations soit fournie par voie électronique ; la conformité n’implique donc pas nécessairement un grand tableau imprimé.
Pourquoi la valeur énergétique est-elle imprimée si les autres informations sont électroniques ?
La valeur énergétique est imprimée parce que le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne exige qu’elle figure sur l’étiquette elle-même. L’Union européenne autorise la communication du reste de la déclaration nutritionnelle et de la liste des ingrédients par voie électronique à partir de l’étiquette ; un accès électronique peut donc faire partie d’une communication conforme.
L’étiquette physique et l’information électronique remplissent des fonctions différentes dans le même dispositif de l’UE. Le règlement (UE) 2021/2117 impose la valeur énergétique sur l’étiquette physique, tandis que l’Union européenne autorise la publication de la déclaration nutritionnelle complète et de la liste des ingrédients dans l’information électronique.
Une personne habituée à un tableau nutritionnel imprimé classique peut s’attendre à trouver ensemble toutes les informations nutritionnelles et tous les ingrédients. Le règlement (UE) 2021/2117 autorise au contraire la répartition par emplacement des informations exigées par l’Union européenne. La valeur énergétique imprimée ne constitue donc pas nécessairement l’ensemble des informations nutritionnelles du vin.
Il faut suivre l’accès électronique lorsque la question porte sur les ingrédients ou sur des informations nutritionnelles autres que l’énergie. Le règlement (UE) 2021/2117 autorise l’Union européenne à accepter la communication électronique de ces éléments ; une étiquette physique peu détaillée ne peut donc pas être évaluée sans examiner les informations accessibles depuis celle-ci.
L’information électronique doit être associée au vin identifié par l’étiquette. Des informations trouvées ailleurs peuvent concerner un autre vin ou une bouteille destinée à un autre marché, tandis que le règlement (UE) 2021/2117 porte sur les informations fournies pour le vin vendu dans l’Union européenne. Une information propre au produit est donc plus utile qu’une description générale du producteur.
L’information électronique et les documents commerciaux généraux doivent également être lus dans des buts différents. Les notes de dégustation et les descriptions du producteur peuvent renseigner sur le style ou l’identité, mais la déclaration nutritionnelle et la liste des ingrédients sont les éléments concernés par l’obligation de communication de l’UE. Un texte descriptif ne remplace pas les informations exigées par le règlement (UE) 2021/2117.
L’information électronique présente une limite pratique : la personne doit pouvoir y accéder pour la consulter. Le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne autorise ce format, mais cette autorisation ne rend pas les informations visibles dans le texte imprimé de l’étiquette. Sans accès au contenu électronique, une personne peut ne voir que la valeur énergétique et les informations supplémentaires éventuellement imprimées par le producteur.
Le format électronique autorisé signifie également que la description d’un caviste ne doit pas être automatiquement considérée comme l’information obligatoire accessible depuis l’étiquette. Un caviste peut reproduire des renseignements utiles, mais la lecture la plus directe commence par la bouteille précise et suit l’accès qui y est indiqué.
L’interprétation correcte est précise et pratique. En vertu du règlement (UE) 2021/2117, l’Union européenne impose la valeur énergétique sur l’étiquette de la bouteille et autorise la communication électronique du reste de la déclaration nutritionnelle et de la liste des ingrédients. Un code ou un autre accès électronique constitue donc un emplacement pour des informations obligatoires, et non une simple source facultative de contenu promotionnel.
Que trouve-t-on dans la liste des ingrédients d’un vin ?
Une liste des ingrédients du vin est l’information présentée comme la liste des ingrédients de ce vin. Le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne impose une liste des ingrédients aux vins vendus dans l’Union européenne, mais l’Union européenne autorise sa communication par voie électronique à partir de l’étiquette.
La liste des ingrédients doit être lue comme une information propre au produit, et non comme une note de dégustation. Une note de dégustation décrit le style perçu, les arômes ou les saveurs, tandis que la liste des ingrédients présente les éléments déclarés comme ingrédients. Les termes descriptifs figurant ailleurs sur l’étiquette ne remplacent pas la liste des ingrédients exigée par le règlement (UE) 2021/2117.
La liste des ingrédients doit également être distinguée de la déclaration nutritionnelle. Le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne impose ces deux formes d’information, mais elles répondent à des questions différentes. La liste des ingrédients identifie les ingrédients, tandis que la déclaration nutritionnelle fournit les informations nutritionnelles déclarées.
Une description générale d’une catégorie de vin ne doit pas se substituer à la liste des ingrédients associée à un vin précis. Le règlement (UE) 2021/2117 impose l’obligation de communication aux vins vendus dans l’Union européenne ; l’information utile est donc la liste fournie pour le vin examiné. Il ne faut pas supposer qu’une liste trouvée pour un autre produit s’applique.
La même prudence s’impose pour les descriptions générales des méthodes de production. Les termes évoquant une approche traditionnelle, naturelle, mesurée ou minimale ne constituent pas en eux-mêmes une liste des ingrédients. En vertu du règlement (UE) 2021/2117, l’Union européenne impose une véritable liste des ingrédients, même lorsque la bouteille comporte aussi un texte descriptif sur la production.
Une liste des ingrédients ne répond pas à toutes les questions alimentaires, éthiques ou relatives à la production. Le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne impose la communication des ingrédients, mais la présence de cette information ne transforme pas toutes les autres affirmations sur le vin en questions d’ingrédients. La compatibilité avec une préférence alimentaire particulière peut nécessiter des informations supplémentaires.
La compatibilité avec une alimentation végane doit être évaluée séparément de l’existence d’une liste des ingrédients. Une personne qui étudie cette compatibilité peut consulter le guide sur les vins véganes expliqués et les informations fournies pour le vin précis, plutôt que de considérer une description générale comme décisive.
Le statut biologique est également distinct de la liste des ingrédients. Le règlement (UE) 2019/934 de la Commission européenne fixe pour les vins biologiques des teneurs maximales totales en dioxyde de soufre inférieures à celles des vins conventionnels, mais une mention biologique et une liste des ingrédients ne communiquent pas la même information. Le guide du vin biologique explique les liens entre les règles de production biologique et les informations de l’étiquette sans les considérer comme interchangeables.
La méthode la plus fiable consiste à identifier le vin précis, à lire l’étiquette physique et à suivre l’accès électronique qui y est indiqué. Le règlement (UE) 2021/2117 autorise l’Union européenne à accepter que la liste des ingrédients obligatoire figure dans cette information électronique ; s’arrêter à l’étiquette imprimée peut donc laisser la question des ingrédients sans réponse.
Quelle mention des sulfites doit figurer sur l’étiquette d’un vin de l’UE ?
L’étiquette d’un vin de l’UE doit porter la mention « contient des sulfites » lorsque la teneur totale en dioxyde de soufre dépasse 10 mg par litre. Le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne fixe ce seuil de déclaration, suffisamment bas pour que presque toutes les bouteilles portent cette mention.
Les sulfites sont la substance visée par la mention obligatoire « contient des sulfites ». Le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne associe cette formulation à une teneur totale en dioxyde de soufre supérieure à 10 mg par litre. La mention confirme que le seuil de déclaration a été dépassé, mais n’indique pas la teneur totale précise en dioxyde de soufre du vin.
La fréquence de cette mention ne signifie pas que la bouteille est inhabituelle. La Commission européenne fixe le seuil de déclaration à 10 mg par litre dans le règlement (UE) 2019/33, un niveau suffisamment bas pour que presque toutes les bouteilles portent cette mention.
Une déclaration d’allergène est une mention obligatoire qui identifie certaines informations relatives aux allergènes. La mention « contient des sulfites » n’est pas une liste complète des ingrédients, et la liste des ingrédients ne remplace pas cette mention. Le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne et le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne concernent des informations d’étiquetage liées, mais distinctes.
Le seuil de déclaration des sulfites et la teneur totale maximale autorisée en dioxyde de soufre sont également des notions différentes. Le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne impose la mention « contient des sulfites » au-dessus de 10 mg par litre, tandis que le règlement (UE) 2019/934 de la Commission européenne fixe, pour les vins conventionnels secs, une teneur totale maximale en dioxyde de soufre de 150 mg par litre pour le vin rouge et de 200 mg par litre pour le vin blanc et le vin rosé.
Un seuil de déclaration détermine à quel moment une mention devient obligatoire sur l’étiquette. Une teneur totale maximale en dioxyde de soufre fixe une limite de production. Les règlements de la Commission européenne ne permettent donc pas d’utiliser la mention « contient des sulfites » pour mesurer la position d’un vin précis par rapport au maximum applicable.
Le règlement (UE) 2019/934 de la Commission européenne fixe également pour les vins biologiques des teneurs totales maximales en dioxyde de soufre inférieures à celles des vins conventionnels. Cette distinction ne modifie pas le sens fondamental de la mention « contient des sulfites » : selon le règlement (UE) 2019/33, ces mots indiquent que la teneur totale en dioxyde de soufre dépasse 10 mg par litre, et non que le vin contient la quantité maximale autorisée.
Cette mention ne doit pas servir de jugement général sur la qualité ou la méthode de production. Le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne lui donne un sens réglementaire précis lié à un seuil. À elle seule, la mention ne fournit pas une mesure précise du dioxyde de soufre et n’établit pas les caractéristiques générales du vin.
Une personne qui recherche une quantité précise pour un produit donné ne peut pas l’obtenir à partir de cette seule mention. La Commission européenne impose la formulation lorsque le seuil est dépassé, mais « contient des sulfites » n’indique pas la teneur totale mesurée en dioxyde de soufre de la bouteille.
Pour une explication plus complète de la mention, des teneurs maximales applicables et des limites de ce qu’elle permet d’établir, consultez le guide les sulfites dans le vin expliqués. L’interprétation justifiable est que la mention communique une information obligatoire liée à un seuil, sans fournir de valeur plus précise.
Que montrent les étiquettes de vin aux États-Unis et quelles règles ont été proposées ?
Les étiquettes de vin aux États-Unis ne relèvent pas du système de l’UE sur les informations nutritionnelles et les ingrédients électroniques établi par le règlement (UE) 2021/2117. L’Alcohol and Tobacco Tax and Trade Bureau des États-Unis a proposé une mention « Alcohol Facts » le 17 janvier 2025, mais l’Alcohol and Tobacco Tax and Trade Bureau a prolongé la période de consultation jusqu’au 15 août 2025 et la proposition n’était pas devenue une règle définitive.
La mention « Alcohol Facts » proposée imposerait d’indiquer sur l’étiquette des boissons alcoolisées la teneur en alcool, les calories et les éléments nutritifs par portion, en vertu du Federal Alcohol Administration Act. L’Alcohol and Tobacco Tax and Trade Bureau des États-Unis a publié la proposition le 17 janvier 2025 et a proposé une date de mise en conformité fixée à cinq ans après la publication d’une règle définitive.
Le calendrier de mise en conformité proposé ne constituait pas une obligation en vigueur, car la proposition n’était pas devenue une règle définitive. L’Alcohol and Tobacco Tax and Trade Bureau des États-Unis a prolongé la période de consultation, les commentaires ont été clos le 15 août 2025 et la règle « Alcohol Facts » proposée est restée à l’état de proposition.
L’Alcohol and Tobacco Tax and Trade Bureau des États-Unis a également proposé une règle distincte sur la déclaration des principaux allergènes le 17 janvier 2025. Cette proposition imposerait la déclaration de chaque allergène alimentaire majeur utilisé dans la production du vin, des boissons spiritueuses et des boissons maltées.
La règle proposée sur les principaux allergènes n’était pas non plus devenue une règle définitive. L’Alcohol and Tobacco Tax and Trade Bureau des États-Unis a prolongé la période de consultation concernant les propositions sur les informations nutritionnelles et les principaux allergènes jusqu’à la clôture des commentaires le 15 août 2025, et aucune des propositions n’était devenue définitive.
Une règle proposée indique ce que l’Alcohol and Tobacco Tax and Trade Bureau des États-Unis envisageait le 17 janvier 2025, mais une proposition ne constitue pas une obligation fédérale définitive d’étiquetage. Une présentation des exigences en vigueur doit donc qualifier les mesures sur les informations nutritionnelles et les principaux allergènes de propositions, plutôt que de décrire leur contenu comme des règles déjà applicables.
La terminologie existante aux États-Unis peut aussi être mal comprise si les expressions « table wine » et « dessert wine » sont supposées décrire le sucre ou la douceur perçue. Selon le 27 CFR Part 4, la réglementation des États-Unis sur l’étiquetage du vin classe les vins d’après leur degré alcoolique plutôt que leur teneur en sucre.
La réglementation des États-Unis figurant au 27 CFR Part 4 définit le « table wine » comme un vin de raisin ne dépassant pas 14 % d’alcool par volume. La même réglementation des États-Unis définit le « dessert wine » comme un vin de raisin dépassant 14 % d’alcool par volume, sans dépasser 24 % d’alcool par volume.
Le terme réglementaire « dessert wine » ne doit donc pas être interprété comme une garantie de douceur. Selon le 27 CFR Part 4, la classification des États-Unis repose sur le degré alcoolique plutôt que sur le sucre. Le vocabulaire courant du style et la classification fédérale selon l’alcool répondent à des questions différentes.
La comparaison entre une bouteille vendue dans l’Union européenne et une bouteille vendue aux États-Unis doit commencer par l’identification du marché de vente prévu. Depuis le 8 décembre 2023, le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne impose une déclaration nutritionnelle et une liste des ingrédients aux vins vendus dans l’Union européenne, tandis que les propositions de l’Alcohol and Tobacco Tax and Trade Bureau des États-Unis sur les informations nutritionnelles et les principaux allergènes n’étaient pas devenues définitives après la clôture des commentaires le 15 août 2025.
L’absence d’une valeur énergétique ou d’une liste électronique des ingrédients conforme au modèle de l’UE sur une bouteille des États-Unis ne doit pas être interprétée en appliquant la règle de l’UE au marché américain. Le statut réglementaire, le marché de vente et la distinction entre une proposition et une règle définitive doivent rester explicites.
Comment lire les informations nutritionnelles d’un vin sans se tromper ?
Lisez la valeur énergétique imprimée comme la quantité d’énergie déclarée du vin et considérez une valeur calorique calculée à partir du degré alcoolique comme une estimation plutôt que comme une mesure directe. Le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne autorise une tolérance de 0,5 % vol pour le degré alcoolique indiqué sur une étiquette de l’UE ; la valeur de départ utilisée dans un calcul calorique fondé sur l’alcool est donc elle-même approximative.
Le degré alcoolique est la proportion déclarée d’alcool par volume du vin. Le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne autorise une tolérance de 0,5 % vol pour la valeur indiquée, ce qui signifie qu’un calcul fondé sur la valeur de l’étiquette hérite de l’incertitude de son point de départ.
Une valeur calorique calculée peut rester utile comme estimation, mais le résultat ne doit pas être présenté comme une mesure directe de la bouteille précise. La tolérance de 0,5 % vol autorisée par le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne signifie qu’une précision excessive du résultat calculé peut suggérer une certitude supérieure à celle fournie par l’étiquette.
La valeur énergétique déclarée et une estimation calorique calculée à partir du degré alcoolique ne sont pas des formes d’information identiques. Depuis le 8 décembre 2023, le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne impose que la valeur énergétique figure sur l’étiquette physique des vins vendus dans l’Union européenne. Un calcul fondé sur le degré alcoolique est une interprétation reposant sur une valeur d’étiquette assortie d’une tolérance autorisée.
L’étiquette physique et l’information électronique doivent être lues ensemble. En vertu du règlement (UE) 2021/2117, l’Union européenne impose la valeur énergétique sur l’étiquette physique et autorise la communication du reste de la déclaration nutritionnelle et de la liste des ingrédients par voie électronique à partir de celle-ci.
Les différents champs de l’étiquette doivent aussi rester distincts sur le plan conceptuel. L’alcool par volume décrit le degré alcoolique, la valeur énergétique décrit l’énergie, et la mention « contient des sulfites » indique que la teneur totale en dioxyde de soufre dépasse le seuil de déclaration fixé par le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne.
Aucun de ces champs ne constitue une description complète de toutes les caractéristiques du vin. Une valeur énergétique déclarée ne sert pas de liste des ingrédients, le degré alcoolique n’indique pas la teneur en dioxyde de soufre, et la mention « contient des sulfites » ne fournit pas une mesure précise du dioxyde de soufre.
La mention « contient des sulfites » ne doit pas être convertie en une quantité supposée. Le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne impose cette formulation au-dessus de 10 mg par litre, mais elle n’indique pas dans quelle mesure le vin dépasse ce seuil.
Les teneurs totales maximales en dioxyde de soufre ne doivent pas non plus être utilisées comme valeurs supposées pour une bouteille. Le règlement (UE) 2019/934 de la Commission européenne fixe, pour les vins conventionnels secs, une teneur totale maximale en dioxyde de soufre de 150 mg par litre pour le vin rouge et de 200 mg par litre pour le vin blanc et le vin rosé, avec des limites inférieures pour les vins biologiques. Un maximum réglementaire n’est pas une mesure du vin examiné.
Pour des explications pratiques sur la différence entre les valeurs déclarées et les estimations, consultez les guides sur les calories du vin et le degré alcoolique du vin et les unités d’alcool. La bonne méthode consiste à privilégier la valeur énergétique déclarée, à tenir compte de la tolérance autorisée pour le degré alcoolique indiqué et à ne pas présenter un résultat calorique calculé comme une mesure exacte.
Une lecture rigoureuse de l’étiquette utilise donc chaque champ uniquement pour la question à laquelle il répond. Le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne indique où peuvent apparaître les informations nutritionnelles et les ingrédients, tandis que le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne fixe la tolérance applicable au degré alcoolique indiqué et le seuil de déclaration des sulfites.
L’essentiel
Une étiquette nutritionnelle du vin est la déclaration nutritionnelle et l’information sur les ingrédients fournies pour un vin. Depuis le 8 décembre 2023, le règlement (UE) 2021/2117 de l’Union européenne impose aux vins vendus dans l’Union européenne de comporter une déclaration nutritionnelle et une liste des ingrédients. L’Union européenne exige la valeur énergétique sur l’étiquette physique et autorise la communication du reste de la déclaration nutritionnelle et de la liste des ingrédients par voie électronique à partir de cette étiquette ; une contre-étiquette compacte accompagnée d’un accès électronique peut donc fournir les informations obligatoires. Pour les sulfites, le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne impose la mention « contient des sulfites » lorsque la teneur totale en dioxyde de soufre dépasse 10 mg par litre, mais cette mention n’indique pas la quantité précise. Aux États-Unis, l’Alcohol and Tobacco Tax and Trade Bureau a proposé des règles sur la mention « Alcohol Facts » et la déclaration des principaux allergènes le 17 janvier 2025, mais les commentaires ont été clos le 15 août 2025 et aucune des propositions n’était devenue une règle définitive. Une valeur calorique calculée à partir du degré alcoolique doit également être considérée comme une estimation, car le règlement (UE) 2019/33 de la Commission européenne autorise une tolérance de 0,5 % vol pour le degré alcoolique indiqué sur une étiquette de l’UE.
Sources primaires
Chaque chiffre de cette page provient de l’organisme mentionné dans la phrase qui le présente. Voici où vérifier chacun d’eux :
- Regulation (EU) 2021/2117 (EUR-Lex)
- Commission Delegated Regulation (EU) 2019/33 (EUR-Lex)
- Commission Regulation (EU) 2019/934 — oenological practices and restrictions
- Federal Register — Alcohol Facts Statements in the Labeling of Wines, Distilled Spirits, and Malt Beverages (TTB, 17 January 2025)
- Federal Register — Major Food Allergen Labeling for Wines, Distilled Spirits, and Malt Beverages (TTB, 17 January 2025)
- Federal Register — comment period extension for both TTB labelling proposals (7 April 2025)
- Wine labelling, 27 CFR Part 4 (eCFR)